Soutien aux inculpés du 11 Novembre : Pas de fachos dans nos quartiers, Pas de quartier pour les fachos !
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Pas de fachos dans nos quartiers, Pas de quartier pour les fachos !

samedi 14 février 2009 , par soutien11novembre

Il y a quelques semaines, des individus ont saccagé la partie collective au rez de chaussée du Pied de Biche (meubles défoncés, tableaux graphités, tentative d’arrachement du compteur d’électricité, vol de la caisse de soutien...). Réveillés par le bruit, les habitants du squat ont distingué un petit groupe « looké » skins s’enfuyant dans la rue... Le squat est ouvert et visible politiquement depuis plus de 6 mois, aucune action des fafs n’avait eu lieu jusqu’à présent.

Bizarrement, c’est 2 jours après une soirée de soutien aux inculpés de l’affaire Tarnac, et à un moment où l’on entend beaucoup parler d’eux, qu’ils agissent... En effet depuis quelques mois, les actions à caractères fascistes se multiplient en France et ailleurs.

En décembre dernier, le cimetière d’Arras a été profané. La manifestation du 24 janvier à Paris, en soutien à la bande de Gaza, a vu l’apparition de bandes organisées d’extrêmes droites et d’antisémites musulmans (protégés par les forces de l’ordre...).

En Grèce, les fascistes descendent dans la rue pour affronter les militants anti-autoritaires, syndicaux, étudiants, salariés,... En Russie, ce sont des militants antifascistes qui sont assassinés.

A Reims, lors d’un concert antiraciste, une descente d’une dizaine de personnes cagoulées, armées de battes de base-ball, de poings Américain, de lacrymos... a fait de graves blessés. A Lyon, des manifestants, en lutte anti-répression et lors d’un soutien à un inculpé, se sont battu avec une dizaine de personnes, eux aussi cagoulés, portant des panneaux avec écrit « Gardez Coupat » (militant injustement incarcéré dans le cadre de l’anti-terrorisme et des sabotages de lignes SNCF du mois de novembre 2008). A Marseille, plusieurs descentes de bones head et des Jeunesses identitaires sur un quartier fréquenté par des militants de tout bord ?

En région Centre, ce sont aussi des actes qui se multiplient. Attaques multiples du Planing familial, une stèle d’enfant juif à Mirabeau profanée, une recrudescence de tags (croix gammées, sigles SS...), des ratonnades répétées sur les lieux de dragues gay, une action de destruction et de saccage du squat, présence provocatrice de l’UNI avec des autocollants « Stop la grève » à la manif du 29 janvier et prises de photographies des personnes mobilisées sur le site des Tanneurs.

Les apparitions de l’extrême droite, et plus globalement des mouvements xénophobes, réactionnaires, religieux extrémistes,... se font de plus en plus nombreuses. Les actions des mouvements réactionnaires et radicaux ne sont plus seulement de simples présences dans l’espace public : ils commencent à attaquer nos luttes, en plus d’attaquer nos vies. La complaisance des médias, de l’état et du gouvernement envers ces actes n’est pas un hasard : l’histoire nous montre qu’ils ont su trouver leurs intérêts dans la présence accrue de la réaction fasciste dans la rue et dans les luttes.

En mettant en place des mesures d’exceptions ou en écrasant les droits fondamentaux, sous motif de combattre un terrorisme « anarcho-autonome », l’état exacerbe les tensions sociales et donne pour cible tout mouvement contestataire à l’ordre établi. Une fois cette tension posée et l’opinion de la population (ou plutôt des médias) approuvant la répression sociale, il est facile pour les fachos de nous attaquer. Et comme l’état applique d’autre part des lois xénophobes, il est encore plus facile pour eux de se montrer sans craintes.

Depuis maintenant un certain temps, les partis politiques de droite se font l’écho des revendications de l’extrême-droite institutionnelle. Il est donc logique que les groupuscules radicaux, anti-parlementaristes, s’attaquent frontalement aux luttes sociales et de résistance. Il est à craindre qu’ils ne s’arrêtent pas à barrer la route aux seuls militants révolutionnaires... Nous ne nous laisserons pas faire et nous n’hésiterons pas à répliquer, par la violence s’il le faut. Nous appelons également tous les militants à la vigilance et à la riposte.

Au lendemain de la forte mobilisation sociale et salariale du 29 janvier, et à la veille d’une année qui promet d’être socialement mouvementée, il se pourrait que nous ne soyons pas les seuls à devoirconstater que la vermine est toujours là, et qu’elle agit de plus en plus. La lutte des classes passe aussi par la lutte antifasciste.

/*Le fascisme c’est la gangrène : on l’élimine ou on en crève !*/