Soutien aux inculpés du 11 Novembre : nous ricanons
[fr] [de] [en] [es] [it] [pt] [ru]
nous ricanons

jeudi 19 février 2009 , par annecy

nous ricanons

AHAHAHAHAHAHAH !!!!!! Ils ont bien dû se marrer Alliot-Marie et toute sa clique après ce début de journée du 11 novembre où elle et ses services créaient de toutes pièces des terroristes ! Ça a marché du tonnerre, on a enfermé 9 saboteurs des lignes de la SNCF. Ils font tous partis de cette mouvance dont je vous indiquais le danger il y a quelque temps, la MAAF non pas pour les assurances mais pour Mouvance Anarcho-Autonome Francilienne aurait-elle pu s’exclamer !

Malheureusement pour ceux qui jouissaient de leurs constructions terroristes, le vent a tourné et maintenant malgré la rage qui nous habite, malgré la dureté d’un emprisonnement quel qui soit, malgré la présomption d’innocence bafouée, NOUS ricanons.

NOUS ricanons car l’application des lois d’exception antiterroristes, à ces neufs jeunes gens et à de nombreux autres, avec une violence inouïe, contribue à des rencontres. Rencontres qui deviendront liens et amitiés, qui favoriseront la réflexion collective et la réappropriation de nos cerveaux, contaminés par le capitalisme ambiant et des espaces matériels ou temporels abandonnés, confisqués, vidés, perdus dans l’océan de construction qu’est devenu notre planète.

NOUS ricanons car l’état d’exception permanent dans lequel nous vivons, caméra de vidéo-surveillance (31 dans le centre d’Annecy), puce RFID (surveillance de nos mouvements, fréquentations), drones surveillant les banlieues et les manifestations, nous conduit tout droit à la société de BIG BROTHER de 1984, œuvre visionnaire de George Orwell.

NOUS ricanons car la période actuelle démontre encore une fois que la violence quotidienne n’est jamais révolutionnaire mais toujours étatique. Actuellement, il y a des violences visibles (Tarnac, sans-papiers...) et des violences invisibles (libéralisation des services sanitaires et sociales, moyens de production de nos biens de consommation qui ont de graves conséquences sur les modes de vies des pays dit du Tiers-Monde, etc…). Comme le disait justement Orwell « la question n’est pas entre violence et non violence mais entre avoir ou non le goût du pouvoir ». Notre victoire nous la gagnerons sur ce terrain là. La violence invisible, qu’il serait intéressant de définir dans un système telle que le notre, est un des déterminants actuels des facteurs de dominations et des dérives. « Le conflit est trop loin de nous ! Cela ne nous touche pas » des mots qui résonnent dans nos pensées à longueur de journée. Comment faire pour toucher les gens ? Comment faire pour qu’ils ne soient pas que des spectateurs passifs de la gangrène qui nous gagne ? En d’autre terme comment faire naître des acteurs ?

NOUS ricanons car la révolte gronde, tous le monde l’entend et le sous-entend. La tentative de criminalisation des mouvements qui s’opposent, par les moyens qui leurs sont propres, à cette société qui dénie tous droits élémentaires pour ceux qu’elle juge marginaux ne fait que nous renforcer !

« Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle pour acquérir un peu de sûreté passagère ne méritent ni l’une ni l’autre » Benjamin Franklin

http://www.soutien11novembre.org/

http://annecy-tarnac.over-blog.com/

tarnacannecy@gmail.com

Voir en ligne : blog annecy